MOBILITE

Publié le mercredi 3 octobre 2012

CONSTATATIONS

La circulation à Braine-le-Comte atteint à certaines heures dans le centre-ville un niveau inacceptable (par exemple près de la gare ou des écoles). C’est une source permanente d’insécurité et de stress. Cela rend notre entité laide et peu accueillante. L’augmentation continue du nombre d’habitants, sans mesures complémentaires, n’arrangera rien dans l’avenir. Il devient de plus en plus difficile de trouver une place de parking dans certaines rues. Les travaux réalisés en 1997 sur le plateau de la gare et la rue de la Station au détriment des piétons et cyclistes (trottoirs rétrécis et mise à sens unique), n’ont fait que retarder le processus d’engorgement de Braine-le-Comte. Cette situation va à l’encontre de la politique qu’il faudrait mener pour rendre notre ville vivable et agréable. Le piéton a souvent la vie difficile. Par exemple, revenir de la rue des Digues vers la rue du Pire constitue un risque inacceptable. Il y a de trop nombreux exemples de trottoirs absents, trop étroits ou d’envahissement de ceux-ci par divers poteaux et panneaux, quand ce ne sont pas les voitures parquées illégalement. Si pour le piéton moyen, Braine-le-Comte est loin d’être un exemple d’accessibilité et de sécurité, imaginons ce que doit être la vie des jeunes parents déambulant avec poussette ou des handicapés en chaise roulante. Le cycliste n’est pas non plus épargné. Il rencontre d’énormes difficultés dans le centre-ville comme dans les environs, avec notamment la multiplication des sens uniques rallongeant les itinéraires, les casse-vitesses non adaptés, les quelques rares pistes cyclables délabrées ou se terminant brusquement, jetant le cycliste sur une bande de circulation trop étroite (N 6) et le peu de parkings pour vélos. Les transports en commun sont également déficients. De nombreux villages et quartiers périphériques sont très mal ou pas du tout desservis. Seule la gare d’Hennuyères bénéficie d’une liaison correcte vers Braine-le-Comte, Tubize, Halle et Bruxelles.

Le pouvoir politique en place est frappé d’un immobilisme en la matière consternant face à la dégradation lente de la situation, excepté ci et là des initiatives très insuffisantes, surtout axées sur la création de places de parking.

Chez ECOLO BLC nous refusons de laisser encore pourrir la situation. Nous avons des propositions visant à enrayer d’une façon durable cette évolution.

Nos propositions concrètes

A : Rendre la pratique du vélo plus conviviale

- Prolonger en agglomération, voire créer des pistes cyclables sur les routes les plus dangereuses (N6, N533, route de Petit-Roeulx) et aménager des itinéraires cyclables sécurisés entre les différentes parties de notre entité (centre, quartiers et villages). La CCAT (commission communale) a fait en son temps des propositions en ce sens.
- Poursuivre la réparation des pistes existantes ou repenser certaines afin de les rendre plus sûres et plus confortables.
- Permettre aux cyclistes d’emprunter les sens interdits (sens uniques limités : SUL) ; les études montrent que cela augmente la sécurité routière pour tous. C’est d’ailleurs devenu une obligation depuis 2004 (sauf la où la configuration ne le permet pas). La commune, en ne réalisant pas l’ensemble de ces « SUL » est en infraction sur ce point ! Ses propositions en la matière sont nettement en deçà de ce qui pourrait être réalisé !
- Créer des parkings accueillants et sécurisés pour vélos en plusieurs endroits de la ville. Celui de la gare est un excellent exemple (il n’est hélas plus fermé à clé depuis un an environ), mais hélas le seul.
- Modifier les casse-vitesse, par l’aménagement de voies latérales pour vélos.
- Lors de tout aménagement de voirie important, consulter les associations les plus concernées (Gracq, Pro-vélo,…).

B : Supprimer les obstacles aux déplacements pédestres

- Déplacer, chaque fois que c’est possible, les nombreux bollards, panneaux routiers et autres obstacles réduisant les trottoirs (un panneau peut souvent être fixé à un mur plutôt que planté au sol).
- Elargir les trottoirs là où c’est nécessaire et possible. S’il le faut supprimer quelques places de parking
- Créer des trottoirs là où le passage est dangereux.
- Prévoir des bordures en pente douce permettant un accès plus facile aux poussettes et voiturettes de handicapés.
- Obliger les entrepreneurs à prévoir un passage sécurisé temporaire lors de travaux sur les trottoirs. C’est rarement le cas actuellement.
- Interdire les enseignes commerciales posées sur le trottoir et gênant le passage
- Lors de toute modification des trottoirs, consulter les associations d’handicapés.
- Aux feux rouges, prévoir des aménagements pour malvoyants (signal sonore, etc…)
- Créer ou restaurer les sentiers permettant de raccourcir les distances à pied et vélo entre les quartiers et les principaux lieux de déplacement. Ex : sentier entre la rue du Pire et l’AD Delhaize ou entre la gare et l’ancien PN sur la Chaussée de Mons (via l’ancienne ligne de chemin de fer). En prévoir lors de la création de nouveaux quartiers (exemple malheureux du Clos Melz des Bégines).
- Signaliser les sentiers et créer un réseau intégré de voies lentes ville / villages – et hameaux – villages entre eux
- Placer des bancs ou possibilités de faire une puse le long des sentiers et dans la Ville.

C : Améliorer les transports publics

1 : Création d’un service communal de bus à Braine-le-Comte.

Plusieurs quartiers de Braine-le-Comte ne sont pas reliés au centre par les transports en commun, ou le sont insuffisamment. Déjà au programme en 2006, notre proposition consiste en une navette de (mini)bus effectuant le trajet suivant : Gare - Rue Neuve - Chée d’Ecaussinnes - Chemin des Dames – Coraimont - Rue du Marouset - Nlle maison de repos - Ancien Hôpital - Gare - Chée de Bruxelles - Flament - Rue du Pire - Rue du Viaduc - Gare. La navette s’effectuerait toutes les ½ heure en journée du lundi au samedi, de 6h30 à 19h30 environ. Une participation, minime, serait demandée au voyageur.

Le coût du service pourrait être partagé par exemple entre la SRWT, la Région Wallonne et la commune, dans le cadre du plan communal de mobilité à améliorer (voir point D).

Cette navette permettrait à un nombre important de Brainois de rejoindre le centre ville d’une façon pratique et confortable, sans avoir besoin de voiture. Ce genre de desserte existe déjà dans plusieurs communes de Wallonie, sous une forme ou une autre (La Hulpe, Huy, Mons, Froidchapelle,...) avec des résultats encourageants.

En cas de succès, nous pourrions envisager une deuxième navette desservant Place de la Culée, Chaussée de Mons et le quartier de la route de Petit-Roeulx.

2 : Desserte du bois de la Houssière et du plan incliné de Ronquières le dimanche.

Il est assez incroyable de constater que le plan incliné de Ronquières, drainant des dizaines de milliers de visiteurs, dont une majorité le week-end, n’est plus du tout relié (ou exceptionnellement) par les transports en commun le samedi après midi et le dimanche. Nos propositions :
- Négocier avec les TEC la reprise du service de bus le samedi après midi reliant Braine-le-Comte à Ronquières, voire Nivelles, et ce toute l’année (voir point 6).
- Utiliser le bus communal (voir point 1) pour effectuer des navettes de la gare de Braine-le-Comte vers le plan incliné de Ronquières le dimanche, au moins pendant la période touristique (de mai à septembre) . Cela permettrait de désenclaver également les villages de Ronquières et Henripont.

Le coût serait limité, le bus et le personnel existant déjà. Une négociation avec la SNCB et la société gérant le plan incliné serait possible dans le cadre des billets « B excursions », afin de partager cette charge. Il est à remarquer d’ailleurs qu’il n’existe actuellement pas de billet de ce type ayant pour but le plan incliné de Ronquières, au contraire de toutes les attractions touristiques connues en Belgique. Cette absence prive notre entité de nombreux visiteurs, et donc également de rentrées économiques ! 3 : Réouverture de l’arrêt SNCB d’ « Hennuyères Village ».

Hennuyères n’est qu’imparfaitement desservie par le chemin de fer du fait de la localisation de l’arrêt d’Hennuyères actuel. Nous proposons la réouverture de l’ancien arrêt d’Hennuyères Village avec maintien de la gare actuelle. Cela offrirait à une majorité d’habitants du village deux à quatre relations par heure (avec le futur RER, si du moins il arrive un jour) vers Braine, Tubize, Soignies, Bruxelles, Mons,... d’une façon rapide, et ce sans devoir prendre leur voiture et encombrer, notamment, le centre de Braine-Le-Comte et le parking de la gare. Une négociation avec la SNCB est indispensable à cet effet. Notre société de chemins de fer aurait intérêt à cette réouverture, vu les recettes supplémentaires qu’elle peut en attendre pour un coût annuel faible.

4 : Desserte de Petit-Roeulx et Steenkerque.

La desserte de ces deux villages par les TEC est particulièrement déficiente , mise à part la desserte pour les étudiants et le marché le jeudi. Instaurer un service de bus vraiment régulier vers ces deux villages ne serait évidemment pas envisageable vu le faible nombre d’habitants. C’est pourquoi une formule plus souple et moins onéreuse doit être envisagée. Nous avons deux propositions pour remédier à cet état de choses : - Un site Internet serait créé rassemblant les automobilistes devant se déplacer de et vers Braine à partir d’un des deux villages et les personnes non motorisées (système Taxistop). Les passagers, moyennant une modeste rétribution au conducteur, pourraient se déplacer facilement.
- Différents points de rencontres avec abri seraient créés le long de la route entre Steenkerque centre et Braine. Les personnes présentes sur ces différents points manifesteraient ainsi leur désir de se rendre dans le centre de notre entité. Pour le retour, un ou plusieurs autre points de rencontre seraient aménagés au centre ville. Pour cela Braine-Le-Comte s’affilierait au VAP (www.vap-vap.be), système de stop fonctionnant p. ex. à Rebecq.

Ces deux réalisations permettraient à très peu de frais pour la commune de rencontrer les besoins de mobilité dans les deux villages, et de limiter la circulation sur la petite route reliant ceux-ci au centre.

5 : Transport scolaire.

Un mini sondage nous a montré que l’offre en transport scolaire est imparfaitement rencontrée, et que beaucoup de familles sont prêtes à payer un abonnement à prix raisonnable. Il suffit d’observer l’infernal ballet d’automobiles près des écoles à certaines heures. Notre proposition 1 pourrait déjà rencontrer une partie des besoins, mais il faudra faire plus. C’est pourquoi nous nous proposons dans un premier temps d’effectuer une étude sérieuse des besoins non rencontrés en cette matière. Au vu des résultats, il serait proposé au conseil communal la mise en place de nouveaux services de bus scolaires là ou une demande est non rencontrée.

6 : Améliorer la fréquence des lignes TEC et création d’arrêts supplémentaires.

La desserte de Braine-Le-Comte par les lignes de bus TEC peut être résumée à cinq lignes :
- Braine - Henripont - Ronquières – Nivelles (63)
- Braine - Hennuyères - Virginal - Braine l’Alleud (65)
- Soignies - Braine - Rebecq /Quenast – Tubize (115b)
- Soignies - Braine - Enghien (126)
- Braine - Petit-Roeulx – Steenkerque (473)

Les fréquences de ces lignes sont insuffisantes : un bus toutes les deux heures en journée avec renforts aux heures de pointe pour les trois premières lignes, et deux ou trois bus par... jour pour les deux dernières ! Le week-end, c’est encore pire : le samedi, quelques bus vers Nivelles et Rebecq-Tubize, le dimanche quelques bus uniquement vers Rebecq - Tubize.

Nous demanderons aux TEC d’améliorer cet état de chose avec les objectifs minimaux suivants :
- Un bus toutes les heures en semaine vers Hennuyères, Henripont et Ronquières jusque 20 heures au moins.
- Aux heures de pointe, un second bus horaire vers ces mêmes destinations (fréquence portée à la demi-heuree).
- Le samedi, Un bus toutes les heures vers Henripont, Ronquières et le Plan Incliné (voir proposition 2). Remarque : Pour Petit Roeulx, Steenkerque en semaine, ainsi que Ronquières et Henripont le dimanche, nos précédentes propositions résolvent le problème.
- De plus, il sera créé de nouveaux arrêts là où la demande est présente (ex : devant la pompe « Maertens », en vue du développement de ce quartier).

7 : Instauration de chèques taxis.

Les solutions proposées ci-avant ne résolvent pas entièrement les problèmes de mobilité, même si elles apportent déjà une solution à de nombreux manques. Un problème subsiste après 19h30 notamment. Pour cela, la commune pourrait distribuer des « chèques taxis » offrant une réduction du coût du taxi là où une alternative aux transports en commun est impossible (ex : pas de bus ni de train dans la demi-heure qui précède). Les modalités exactes seraient fixées au conseil communal. Cette initiative ne pourra fonctionner que si suffisamment de services de taxi sont disponibles. Une chance de créer ou de développer l’emploi local serait donc offerte à cette occasion.

D : Réaliser un plan communal de mobilité ambitieux et réaliste (financement des points A,B et C).

Un premier plan communal de mobilité a été voté. Depuis lors, peu de réalisations ont été effectuées. Quelques SUL sont enfin réalisés, des passages piétons ont été ajoutés, et quelques rues ont été sécurisées, où sont en travaux (rue du Pire, des Aulnois,..). Ou, au détriment des vélos, on a mis des rues en sens unique sans les mettre en SUL (rue d’Horrues). C’est nettement insuffisant. Résoudre le problème de la mobilité dans notre entité passera par des mesures plus fortes, concernant le transfert modal de l’automobile vers les autres modes, dont beaucoup sont présentes dans le PCM voté. Hélas, par conservatisme, et par peur d’éventuelles réactions locales, le relatif immobilisme est la règle. L’engorgement de Braine-Le-Comte va hélas s’accentuer dans les années à venir. Nous demandons l’application sans restrictions du plan existant et son extension vers toutes les situations futures entrainées par les constructions déjà planifiées (ABT, PCA Houssière, etc...)

E : aménagement de nouveaux lotissements.

Tout nouveau lotissement sera construit près des commerces et des gares. A défaut, une desserte valable en transport en commun doit exister. Ce principe doit scrupuleusement être appliqué pour les nouvelles maisons sociales. Il est en effet absurde d’offrir un logement bon marché à un ménage à bas revenu si celui-ci doit se payer deux coûteuses voitures pour effectuer tous ses déplacements !

F : Régulation du stationnement.

Dans certaines rues, il devient particulièrement difficile de trouver une place de stationnement. Cela est vrai pour les rues du centre ville, mais aussi dans certaines rues résidentielles (ex : rue d’Horrues). Nous proposons de résoudre cet épineux problème de quatre façons :
- Créer des parkings de dissuasion, permettant de caser les voitures « ventouses » et le parking longue durée (plus de deux heures). Ceux-ci se situeraient soit dans le centre-ville (ex : gare, face au magasin Champion, sous l’ancienne poste,…), soit plus loin mais avec navette vers le centre ville.
- En complément avec le point précédent, effectuer des contrôles stricts de la zone bleue, en particulier des commerçants laissant toute la journée leur auto, rendant le parking des clients très compliqué. Rendre la Grand Place inaccessibles a la centaine de titulaires de la carte « travail ».
- Dans les rues les plus encombrées, accorder une carte riverain par maison, plus une carte « visiteur », ceci afin de garantir une place à chaque ménage de la rue. Nous sommes opposés à l’option de mettre les rues à sens unique, car cela ne résout que temporairement le problème et oblige à rétrécir encore plus les trottoirs.
- Amener le car-sharing à Braine-Le-Comte (point J).

Ces propositions permettraient d’enfin aménager la grand-place d’une façon conviviale, autre qu’un « dépotoir à voiture », puisqu’il ne serait plus nécessaire de prévoir autant de place de parking qu’actuellement.

G : Réaliser une police de proximité

Nous proposons de réaliser une patrouille policière régulière à pied ou en vélo dans le centre ville et près des écoles afin de renforcer le rôle préventif et répressif (si nécessaire) de nos agents. Ceci afin de résoudre, entre autres, les problèmes de parking sauvage.

H : Montrer l’exemple

Nos propositions visant à mettre sur pied une ville pour les habitants et non uniquement pour l’automobile impliquent évidemment que la commune montre l’exemple. Trois propositions, uniquement dans le cadre de la mobilité :
- Utiliser des véhicules « propres » (électriques, hybrides,...) pour les besoins communaux.
- Mettre en place lorsque c’est possible une police cycliste (point E).
- Inciter le personnel communal à venir travailler autrement qu’en voiture (c’est surtout lui qui encombre la Grand Place toute la journée actuellement).

I : Eduquer à la sécurité routière

Un programme d’éducation aux dangers de la route dans les écoles, réalisé par la police et accompagné d’au minimum deux sorties annuelles encadrée à vélo et à pied, serait mis sur pied ou renforcé. Poursuivre l’initiative de la police par des actions développées par les écoles communales en accord avec les associations locales (Gracq,…). Cela permettrait aux enfants et adolescents de se familiariser avec les bons réflexes à attraper. Il faut en effet malheureusement constater que de moins en moins de jeunes choisissent le vélo et la marche à pied pour leurs déplacements. Un cercle vicieux s’installe alors, peur de se déplacer autrement qu’en auto, encombrement de la ville, sentiment d’insécurité plus grand,... Cela entraîne des conséquences parfois tragiques lors de leurs premiers déplacements à mobylette ou moto, à cause de la méconnaissance des dangers de la route.

J : Amener le Car Sharing

Le car sharing permet moyennant un abonnement mensuel, de disposer d’une auto à la demande. Pour de plus amples infos : www ://cambio.be . Financièrement, c’est particulièrement intéressant pour se passer d’une voiture effectuant des trajets occasionnels et roulant moins de 15000 km par an. Amener le car sharing à Braine-Le-Comte permettra de diminuer le nombre de voitures en stationnement et évitera aux particuliers de devoir investir dans une (seconde) automobile. Des villes comme Ciney ou Arlon ont adopté Cambio. Pourquoi pas chez nous ?

Conclusion en matière de mobilité Prévoir le prochain engorgement de Braine-Le-Comte et y remédier, améliorer la qualité de vie à Braine-Le-Comte de plus en plus étouffée par l’automobile, permettre à chacun de limiter fortement, voire de supprimer son budget voiture, tout cela ne se fera pas tout seul ! Nous ne sommes pas « anti-voiture intégriste ». Nous voulons simplement rendre la ville accueillante et donner à chacun sa place. Pour cela, Il faut de l’imagination et bouger. ECOLO voit les choses à long terme, et non pas au coup par coup comme c’est d’usage depuis trop longtemps à Braine-Le-Comte. Les trois partis traditionnels sont encore attachés à la vision des années 60 et 70 de la mobilité. Il est temps de sortir de cette logique, et de créer une ville ou il fait bon vivre. C’est notre volonté.