Le monde des abeilles en péril, l’humanité en danger

Publié le vendredi 22 mars 2013

Le monde des abeilles en péril, l’humanité en danger

L’abeille est le polinisateur et le fécondateur par excellence et donc un acteur vital dans la production de nos fruits et légumes.

Depuis de nombreuses années déjà, nous constatons une mortalité très inquiétante dans nos ruchers. Il n’est pas rare de déplorer la perte de 50% , voir plus, des ruches d’un rucher.

Quelle en est la cause ?

La cause principale est l’emploi des pesticides et autres engrais.

Qui sont les responsables ?

Sans aucun doute possible, les grandes sociétés industrielles productrices de ces produits de plus en plus performants mais également de plus en plus nocifs. S’impose alors comme évidence le monde agricole qui emploi ces produits. Cela se confirme par la constatation assez paradoxale de la bien meilleure santé des ruchers en ville qu’à la campagne.

Mais est-il judicieux de pointer du doigt l’agriculteur ?

C ‘est beaucoup trop facile et injuste de pointer le fermier, profession dure s’il en est, comme principal responsable de nos maux. Pourquoi, alors que le coût de la vie est sans cesse en augmentation, cette profession essentielle à la qualité de notre nourriture, doit voir ses revenus suivre la courbe inverse de l’augmentation de la vie. Il est effrayant de constater que le fermier vend ses céréales à un prix proche de celui qui était pratiqué dans les années 1970. Résultat des courses, le fermier est obligé, s’il veut juste survivre, d’augmenter de manière importante le rendement des cultures à l’hectare. Comment y arriver ? Poser la question est y répondre, l’emploi massif de ces produits tellement nocifs. Conséquence, les petits fermiers sont en voie de disparition ce qui ne fera que s’accentuer quand on note le taux minimaliste des agriculteurs de moins de 35 ans en Wallonie. Ce drame, s’il se confirme, entraînera une modification catastrophique de notre espace rural qui sera laissé à la voracité des multinationales qui pratiquent la monoculture intensive défigurant le paysage en y laissant des champs de betteraves, mais et autres à perte de vue sans plus aucune diversité. Adieu la biodiversité.

Ce scénario dramatique mais hautement probable est-il la solution ?

Oui, c’est la solution finale à la destruction totale de nos abeilles et la porte grande ouverte aux manipulations génétiques des plantes et autres arbres fruitiers garantissant une alimentation générée par des apprentis sorciers. Est-ce l’avenir que nous voulons pour nos enfants ?

Mais quelle est alors la solution ?

Il n’existe pas de solution magique à ce problème mais bien des pistes à explorer.

Une de celle-ci est d’inciter les agriculteurs à revenir à une production beaucoup plus diversifiées et une transformation locale de leur production.

Comment y parvenir ?

Il s’agit d’un problème comportemental et là, nous sommes tous concernés. Nous devons nous tourner vers une consommation de proximité en achetant plus chez nos producteurs locaux et moins dans les grandes surfaces.

Est-ce envisageable ?

Oui mais il s’agit d’un défi de grande envergure. Il est possible, à l’heure actuelle, de faire des achats directement chez le producteur, mais cela reste beaucoup trop marginal.

Pour nombre de gens, il n’est pas imaginable de se rendre de fermes en fermes pour remplir le panier de la ménagère.

En tenant compte également que nombre de producteurs ne sont pas équipés pour accueillir les clients.

Que devons nous faire alors ?

Chaque commune devrait mettre à la disposition des producteurs locaux un bâtiment où ils peuvent écouler une partie de leur production dans un endroit où il serait agréable pour nos concitoyens de remplir le panier de la ménagère.

Conclusions

Y PENSER EST LE PREMIER PAS. CE DRAME PEUT ETRE EVITE. IL EST CEPENDANT PLUS QUE TEMPS DE FAIRE LE DEUXIEME PAS. C’EST EN METTANT UN PIED DEVANT L’AUTRE QUE NOUS GRANDIRONS ET QUE NOUS Y ARRIVERONS.