AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Publié le mercredi 3 octobre 2012

THEMES DE PREOCCUPATIONS :

REVOIR NOTRE MODELE D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

La locale Ecolo Braine fait le choix de défendre une nouvelle manière de penser notre modèle actuel d’aménagement du territoire. Cette ligne de conduite ne se base pas sur des utopies de doux rêveurs, mais sur des constats avérés auxquels nous avons décidé de faire face sans nous dérober et de manière innovante.

Constats :

  • Notre plan de secteur est obsolète. Il s’agit d’une sorte de carte sur laquelle sont inscrites les zones ou l’on peut ou non bâtir. Chaque commune en a un, il est obligatoire. Il peut être revu s’il ne correspond plus à un besoin. Nous défendons l’idée qu’il n’est pas possible de concevoir le futur sur un plan de secteur prévisionnel obsolète (datant de la deuxième moitié des années 1970). Il est nécessaire d’inscrire clairement une volonté politique d’avenir qui réponde à la question : quels choix faire aujourd’hui pour vivre mieux ensemble ? Ecolo s’est à l’époque opposé lors du vote du schéma de structure communal. Nous ne pouvons pas cautionner un plan qui laisse de côté une série de gens et de préoccupations de vivre ensemble.
  • Les événements météorologiques, une réalité à laquelle il faut faire face. Le but n’est pas ici de lancer un débat sur les changements climatiques, ni d’être alarmistes et culpabilisants. Mais il est simplement temps de faire preuve de bon sens en admettant que quelles qu’en soient les causes, des phénomènes météorologiques marquants ont touché les habitants à plusieurs reprises (mini tornade à Petit-Roeulx, inondations à Braine et à Hennuyères,…). Des mesures en termes de gestion du territoire qui intègrent des réponses aux violences climatiques sont fondamentales pour prévenir les conséquences de ces phénomènes (imperméabilisation des sols, érosion agricole,…). Ainsi, le retour des haies qui freinent les coulées de boues sont un minimum à prévoir dans plusieurs champs de l’entité. Il est aussi aberrant de constater que près de 25 % des permis de bâtir sont délivrés dans des zones considérées comme inondables, avec tous les risques de non intervention des assurances après sinistre si l’on peut prouver que le danger était prévisible. Ecolo ne fera pas courir ce risque aux brainois !
  • Les « noyaux d’habitat » ; un principe à défendre. Aujourd’hui la ville s’étend du centre vers les villages, la campagne. Ecolo refuse de cautionner cette politique de développement urbanistique qui facilite l’extension en périphérie. Notre ligne de conduite sera de refuser l’étalement urbain mais de densifier l’habitat autour des services et des noeuds de transport (crèches, écoles, services publics, gares, zones desservies par des bus,…).

Parce que concentrer les nouvelles constructions, c’est par exemple :

o concentrer les coûts des infrastructures collectives à supporter par tous (éclairage, égouttage,..). o juguler le budget englouti actuellement par les déplacements que ce soit en argent ou en temps. o diminuer la dépendance à la voiture. o rencontrer les besoins des personnes précarisées qui n’ont pas les mêmes facilités en terme de mobilité que les classes moyennes (plusieurs voitures, voitures de société, voitures moins consommatrices de carburants,…) o intégrer des espaces verts dans le centre et les quartiers et pas uniquement en périphérie. o ne pas tout bétonner aveuglément en habitations mais au contraire favoriser une qualité et une mixité du lieu de vie qui favorise le vivre ensembles (zones vertes, espaces de jeux et de rencontres, maisons de quartier, école de devoirs,…). o soutenir les entreprises locales et les petits commerces de proximité. o remettre en conformité, être pro actif en rénovation d’habitats sains, protéger le patrimoine existant avant de construire ailleurs. o se concerter avec les citoyens, les associations de terrain, les autres communes, dans un souhait d’harmonisation de politiques globales et durables profitables à tous.

  • Partager l’espace autrement. Remettre la solidarité au centre de notre manière d’habiter et de construire est possible. Adapter les bâtiments publics pour une meilleure accessibilité, grouper les équipements collectifs des habitations résidentielles (buanderies, garages, compostières de quartier, potagers collectifs,…), promouvoir inciter et encadrer les projets d’habitats partagés (personnes âgées louant une partie de la maison devenue inoccupée), donner une place aux alternatives architecturales,…
  • Maintenir l’agriculture. La notion de non construction n’est pas une simple interdiction. Elle ne reflète pas un esprit de fermeture mais un esprit d’ouverture. S’ouvrir à la préservation de nos biens communs, plutôt que de s’enfermer dans du confort individuel. Intégrer des zones vertes dans le territoire urbain et préserver une ceinture verte en périphérie, c’est faire le choix de donner accès à un milieu de vie de qualité, à tous.

A télécharger

Affiche Nicole Vanhoof
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